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Lignes ouvertes Eté 2022

 

Alors que nous entrons de plain-pied dans la saison estivale, nous serions tentés de nous laisser aller à une certaine légèreté : le soleil brille, la mer scintille et les enfants jouent sur les plages, tandis que les cœurs de ville d'Antibes et de Juan s'animent. Oui, il fait encore bon vivre à Antibes.

Pourtant, quelques ombres noircissent le tableau, et nous inquiètent pour l'avenir.

Bien sûr, il y a tout d'abord les incivilités habituelles à cette saison, qui se traduisent par une pollution visuelle et sonore de notre cadre de vie. Sonore tout d'abord, car l'activité nocturne souvent bruyante peut perturber la vie des riverains.

Bien sûr, les antibois et juanais sont habitués à ce changement de rythme de vie et l'apprécient - mais dans certaines limites. Notre groupe est d'ailleurs intervenu auprès du maire pour faire déplacer des terrains de sport de la plage de Juan les Pins, dont l'activité pendant les nuits d'été constituait une nuisance importante pour les habitations alentour. Quant à la pollution visuelle, les sables de Juan les Pins sont tous les soirs jonchés de plastiques, mégots et autres joyeusetés - plus densément encore, semble-t-il, que les années précédentes. Nous continuerons donc sans cesse à intervenir au- près de la municipalité afin que soit préservé notre cadre de vie.

Toutefois, notre principale inquiétude vient d'ail- leurs : une montée de la délinquance ces derniers mois, devant laquelle la police nationale semble dépassée. Celle-ci se manifeste par du vandalisme gratuit; par des agressions; ou encore par un trafic de drogue qui prend racine et contre lequel nous avons alerté le conseil municipal en Mars dernier. Il est inquiétant que la police en vienne à "trier", par manque de moyens, les plaintes qu'elle reçoit : des habitants voulant porter plainte peuvent être invités à revenir plusieurs jours de suite et/ou attendre des heures au commissariat, faute de personnel disponible, car ceux-ci sont occupés sur des affaires "plus graves"...

Malheureusement, bien que ces sujets concernent les antibois et juanais, la municipalité elle-même est bien dépourvue : les moyens de la police nationale dépendent du bon vouloir de notre gouvernement.

D'où notre inquiétude : en reconduisant le même gouvernement, ces élections nous annoncent encore cinq années difficiles.

 

 

 

 

Arnaud Vié,
Monique Gagean,
Françoise Vallot,
Daniel Foti