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Lignes ouvertes automne 2022

Que se passe-t-il au Centre Communal d'action Sociale d'Antibes Juan-les-Pins ?

 
À l’heure où la France consacre un tiers de son PIB à la protection sociale, la pauvreté ne cesse de ga- gner du terrain : près de 3 millions de foyers sans ressources bénéficient du RSA, et quasiment 1 million de ménages rencontrent des difficultés à payer leur loyer en HLM. Plus alarmant encore, les Restos du Cœur accueillent désormais plus d’1.2 millions de personnes chaque année.

En dépit des apparences, notre commune est, elle aussi, touchée de plein fouet par la vague de précarité à laquelle sont confrontés de trop nombreux Français. Selon l’INSEE, 14% des Antibois vivaient sous le seuil de pauvreté en 2019. Soit avant la crise sanitaire qui, hélas, n’a fait qu’empirer les choses.

Gérald, salarié retraité et Antibois depuis une tren taine d’années, est aujourd’hui sans domicile depuis près de 9 ans. Ouvrant droit au minimum vieillesse, il ne parvient pas à accéder à un logement autonome, malgré une demande de logement social réitérée durant toutes ces années et un accord de prise en charge financière d’un hébergement en résidence autonomie par le Conseil Départemental.

Ce cas d’espèce n’est malheureusement pas unique et soulève de nombreuses questions. Au moment où des dizaines de milliers de migrants vont être répartis partout en France, combien de Français attendent-ils désespérément pour avoir un logement ? Au pays des « Droits de l’Homme », la ville d’Antibes Juan-les-Pins a-t-elle décidé de laisser l’un de nos concitoyens finir sa vie dans la rue ?

Face à cette situation intolérable, le Centre Commu- nal d’Action Sociale d’Antibes Juan-les-Pins, précisément chargé d’une action générale de prévention et de développement social, à destination des personnes retraitées, en situation d’isolement ou de précarité, se doit de revenir à ses fondamentaux en matière d’urgence sociale, en répondant aux obli- gations qui sont les siennes. Il s’agit non seulement de mettre à disposition des prestations adaptées (centre d’hébergement, restaurant social…), mais aussi de proposer un accueil d’urgence mixte plus conséquent (de jour comme de nuit), et un accom- pagnement médico-social digne et approprié aux personnes sans domicile.

 

 

 

 

Arnaud Vié,
Monique Gagean,
Françoise Vallot,
Daniel Foti