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Lignes ouvertes Hiver 2021

Qualité de l’air sur la commune

Si vous consultez, régulièrement, le site de l’AtmoSud, vous constaterez que l’air sur la commune est toujours, au mieux, d’une qualité moyenne, très très rarement bonne. hŒps://www.atmosud.org/monair/commune/06004 La totalité de la population de la commune se trouve soumise à des niveaux de pollution qui dépassent les seuils édictés par l’OMS. Selon le mode de calcul, à Antibes, il y aurait, 60 ou 75 décès anticipés, dus à la mauvaise qualité de l’air. L’État a été condamné à une astreinte de 10 millions d’euros par semestre de retard dans la mise en œuvre de mesures de protection de l’atmosphère. La loi oblige les départements à élaborer un plan de protection de l’atmosphère.
Le plan départemental élaboré par la Préfecture des Alpes-Maritimes, pose plusieurs questions et nous relevons beaucoup de manques.
Il y a des fiches en fonction des émissions, mais nous sommes soumis à plusieurs émissions. Ces fiches devraient être définies par population, par lieu de vie, de travail. Il n’y a aucune prise en compte de la pollution par les deux-roues, par les poussières des chantiers pourtant très nocives, par les climatiseurs qui réchauffent et polluent l’atmosphère, par les ventilateurs des cuisines de restaurants et les fours à pizza qui émettent des fumées toxiques. La qualité de l’air est mesurée aux abords des aéro[1]ports de Nice et de Cannes mais pas à Antibes qui est à la croisée de ces deux aéroports. Antibes est, encore très souvent, survolé par les avions à l’atterrissage à Nice, ce qui génère une pollution importante.

On nous dit que l’incinérateur d’Antibes est aux normes, mais, on apprend que l’analyse et la mise en œuvre des « Meilleures Techniques Disponibles » ne sont pas faites. C’est clair, si l’analyse n’est pas faite on ne peut pas mettre en œuvre et tout va bien. Le Plan Local d’Urbanisme doit prévoir la mobilité à l’intérieur des zones à urbaniser et entre les différents quartiers de la ville. À Antibes, ce n’est pas fait, seul le BHNS est cité. Pour tout projet une analyse de l’impact sur la qualité de l’air est obligatoire, mais très souvent biaisée. Exemple, Ecotone où il est écrit que le projet améliorera la qualité de l’air. Les déplacements sont responsables d’environ 30% des émissions. Il existe une multitude de moyens permettant de se déplacer tout en réduisant son impact sur la qualité de l'air. Nous faisons des propositions :

• Instaurer, une zone à faible émission, dans les grands axes de circulation du centre-ville. Albert 1°, Wilson, Chancel, essentiellement.

• Créer une zone logistique pour limiter les camions en ville. La zone des Trois Moulins est particulièrement bien indiquée.

• Revoir le plan de circulation qui oblige à traverser la ville. • Améliorer la desserte par les transports en commun, cadencement, horaires etc…

• Permettre l’intermodalité Bus/Vélo sur les bus Envi[1]bus • Sécuriser les itinéraires cyclables. Sur la commune, il n’y a pas de pistes cyclables, il n’y a que des bandes cyclables, peinture verte sur le trottoir. Dangereux pour les cyclistes et les piétons, n’incite pas à se dé[1]placer à vélo ou à pied.

• Faire d’Antibes une ville marchable. Des efforts doivent être faits en matière de signalétique. • Élaborer le plan de mobilité de la commune. La loi date de 2015. • Développer des Espaces de coworking dans les quartiers. Ils sont essentiellement sur Sophia.

• Etc…
Une réflexion globale sur les déplacements dans la commune est absolument nécessaire.

 

 

 

 

Michèle Muratore
Michele.muratore@ville-antibes
Tel. 06 70 11 19 62