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Lignes ouverte Hiver 2021

Ensemble pour antibes juan-les-pins

L’Agglomération solidaire face au désengagement de l’État

Dans le respect de la souveraineté de chaque collectivité territoriale, la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis poursuit sa politique financière en faveur du développement solidaire de notre territoire autour de la Technopole

Récemment les élus d’Antibes Juan-les-Pins ont va lidé le pacte de gouvernance de la Communauté d’Ag glomération Sophia Antipolis. Ce pacte est basé sur un dialogue qui respecte l’identité et la souveraineté de chaque commune.
La Solidarité intercommunale face au désenga gement massif de l’État
Le récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur le contrôle de la gestion de la Communauté d’Agglomération pointe la solidarité intercommunale qui lie les 24 communes de la CASA. C’est un soutien financier fort sous forme de redistribution aux communes et villages qui est politiquement assumé par l’ensemble des maires de la CASA. Cet engagement envers les collectivités locales est inversement proportionnel au désengagement massif de l’État.
En voici quelques données chi›ffrées : entre 2012 et 2017, la Dotation Globale de Fonctionnement de la Ville d’Antibes Juan-les-Pins est passée de 16M d’euros à 7M d’euros. CeŒe chute de la dotation de l’État s’applique pratiquement à l’ensemble des communes. Le mandat présidentiel en cours a aggravé le désen gagement de l’État avec une DGS qui s’établit désor mais à 9M d’euros par an. Une des premières mesures de ceŒe mandature a été de supprimer la taxe d’habitation, un impôt directement relié à l’autonomie fiscale des communes.
Des transferts de charges non compensés En parallèle, les transferts de charges de l’État vers les territoires ne cessent d’augmenter et cela sans compensation. Nous avons récemment eu une illus tration édifiante de ce désengagement chronique de l’État. Il s’agit de la décision prise par l’Éducation Nationale, sans aucune concertation avec les collec tivités, de ne plus financer l’intervention des Accom pagnants d’Enfants en Situation de Handicap (AESH) sur le temps périscolaire.
Cette décision s’est appliquée dès la rentrée scolaire 2021. C’est donc dans l’urgence que la Ville d’Antibes a dû chercher par elle-même des solutions afin de rassurer et de soutenir les familles. Ayant fait de l’inclusion scolaire une priorité depuis des années, la commune a choisi de prendre le relais pour que les enfants continuent de bénéficier de cet accompa gnement. C’est donc une nouvelle fois un désenga gement de l’État doublé de conséquences sociales et humaines lourdes que la Ville a dû compenser dans l’urgence. CeŒe décision a d’ailleurs donné lieu à une motion portée par la majorité municipale.
Sur le même schéma, le recul dont nous disposons aujourd’hui nous permet d’a¸rmer qu’au plus fort de la pandémie, ce sont les collectivités locales qui ont tenu la République et le pays. N’oublions pas que ce sont les communes qui, en début de crise, ont fourni les masques, les tests, organisé la vaccination, sou tenu le commerce de proximité et les familles en difficulté. Ainsi la Ville d’Antibes a engagé 10 millions d’euros pour lutter contre la pandémie. Dans ce domaine, la compensation de l’État a été de 600 000 euros. Lorsque l’on aff›aiblit les collectivités territoriales on aff›aiblit l’État. Cela est une règle immuable et il ne faudrait pas l’oublier.
Une réponse au désengagement de l’État : l’engagement fort de la CASA face à la crise
Sans la force et l’engagement de nos communes membres de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, notre territoire se trouverait aujourd’hui sans doute dans une situation plus vulnérable face à la pandémie et à la crise sociale et économique en cours.
La Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis engagée depuis 20 ans sur l’amélioration de la qualité de vie dans notre territoire
Malgré ceŒtte crise en e›ffet, Sophia Antipolis a retrouvé sa croissance à deux chiff›res d’avant la crise sanitaire. La création d’emplois est revenue au même niveau que celui que nous connaissions avant la pandémie créant à nouveau plus de 1000 emplois par an.
Ainsi depuis 20 ans la CASA s’intéresse à l’amélioration des conditions de vie quotidienne de ses habitants dans le domaine du transport et de la mobilité (envibus, Bustram), dans celui du développement économique et de la création d’emploi, du logement des actifs, de la préservation de l’environnement, de la gestion des déchets, de la culture (médiathèques, Théâtre Anthéa) et de la promotion touristique.
Fort d’un bilan exceptionnel les maires des 24 communes de la CASA poursuivent désormais un projet pour les 20 prochaines années tourné vers le dévelop pement solidaire de notre territoire, de bien-être de tous nos habitants en réa¸rmant les enjeux de tran sition écologique numérique et de mobilité pour tous.

Éric PAUGET

Conseiller municipal,
Président du groupe de la majorité,
Député des Alpes-Maritimes