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Ligne ouverte Août 2019

Rassemblement bleu marine pour antibes

 

Juan-les-Pins doit vivre ! !

 

La mise en délégation des plages privées de Juan-lespins est une catastrophe pour les usagers et pour la commune ! Le décret-plage du 6 Mai 2006, voté sous la Présidence de Nicolas Sarkozy (premier ministre Dominique De Villepin) a consacré la destruction des plages privées et leur remplacement par des édifices stéréotypés,
sans âme, montés sur pilotis pour être démontables, mais dont la plupart ne seront pas démontés par dérogation !!!... Autant la loi littorale, votée en 1986, et qui entendait préserver le littoral côtier de l’urbanisation galopante et offrir l’accès de tous à la frange littorale était opportune, bien que, localement, elle ait manqué de sérieux d’application, autant le décret-plage Villepin-Sarkozy était absurde, en hypothéquant l’avenir de nombreuses exploitations de plages qui, pourtant, firent l’attractivité et la réputation touristique de la Côte d’Azur. Ce décret-plage surélève les anciennes structures qui permettaient auparavant une vue-mer sans occultation depuis la promenade, et fixe une durée de Délégation de douze années, incompatible avec les prix réclamés aux délégataires pour les nouvelles structures (440.000 euros à 700.00 Euros, en plus des redevances annuelles !!!). Absurdement, le décret impose des passerelles d’accès handicapé fort coûteuses à partir d’une promenade inaccessible aux handicapés !!! Cette mise en délégation des « nouvelles plages » a, naturellement, découragé nombre d’anciens exploitants historiques à postuler pour des entreprises économiquement peu viables, et de nombreux lots n’ont pas trouvé preneur, obligeant la ville à gérer, elle-même, certains lots, ce qui n’est pas sa fonction première… 21 plages privées historiques du secteur Courbet-Lutétia ont été remplacées par huit Délegations de service public, supprimant, de facto, de nombreux concurrents. Après l’année blanche imposée par la mise en délégation et les travaux de voirie, et l’inflation des prix des matelas consécutive aux frais de DSP, le résultat ne s’est pas fait attendre, et les touristes ont déserté les plages de Juan-les-pins, préférant une riviera italienne à douze euros le matelas, et des services globalement moins onéreux. Le groupe Rassemblement Bleu Marine s’était farouchement opposé à la mise en délégation de service public des plages privées des secteurs Courbet et Lutétia, et il avait raison ! Et on comprend mieux que Jean Leonetti ait attendu onze ans pour appliquer ce décret-plage, dont il prévoyait probablement confusément l’absurdité d’application… Onze longues années de doute pour les exploitants, qui se concrétisent par un fiasco : Moins 25% d’activité touristique pour tous les commerçants de Juan-les-pins! Alors qu’il eut été plus opportun d’agrandir les accès à la plage entre les exploitations, et de combattre les très nombreux cas de non respect des sous-traités d’exploitation en termes de rejets de déchets, ou de dépassements des surfaces autorisées, notamment en bordure de rivage, qui doit être laissé libre sur une largeur de trois ou quatre mètres, selon la configuration de la plage, le big-bang du décret-plage a achevé le tourisme juanais, déjà bien freiné en de multipes domaines. Nous réclamons instamment de la municipalité qu’elle stoppe le massacre des plages privées, et mette en oeuvre des mesures d’urgence pour réparer les dégâts de la mise en délégation Courbet-Lutétia, car l’avenir de Juan-les-pins est en péril…

 

 

Le groupe Rassemblement Bleu Marine
pour Antibes Juan les Pins
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